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Quand l'Afrique viendra nous civiliser
entretien avec Serge latouche

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Paru dans Charlie hebdo-mercredi 21 juin 2000

"L'économie africaine n'est pas fondée sur une logique marchande mais sur le lien social"

Serge Latouche est professeur d'économie. Spécialiste de l'Afrique, il tente de comprendre comment un continent qui aurait dû être détruit par la guerre économique mondiale parvient malgré tout à s'en sortir. Dans son dernier livre1, il raconte une Afrique sans coups d'état, sans guerre civile, où les gens réinventent en permanence l'économie sociale. Une Afrique qui pourrait nous apprendre à nous en sortir, nous aussi, quand le marché nous aura explosé au nez.

Charlie Hebdo: Les Africains seraient-ils plus heureux qu'on ne le croit?

Serge Latouche: Si l'on se fie aux rapports de la Banque mondiale, c'est fluctuant : une année l'Afrique est au fond de la misère, l'année suivante ça décolle, après ça retombe dans la misère... C'est normal, la Banque mondiale essaye d'avoir une vision vaguement optimiste, ne serait-ce que pour montrer que ses plans d'ajustement structurels donnent des résultats. Mais, de temps en temps, il lui faut quand même se réajuster sur la réalité. Et la réalité est catastrophique, puisque les indices économiques de l'Afrique sont dérisoires. Aujourd'hui, elle représente un peu plus de 1% du PNB mondial, Afrique du Sud comprise. Autrement dit, rien. Alors, comment peut-on vivre avec rien ? C'est un paradoxe, pour un économiste.

Donc, il y a un truc ?

Oui. l'Afrique vit hors économie, essentiellement par la débrouille. Et cette débrouille fonctionne en grande partie sur une logique non marchande, du don, de la réciprocité. J'ai tenté, sur une banlieue de Dakar, de mesurer les résultats de ce système en faisant une évaluation économique « à l'occidentale » : ça multiplie le niveau de vie de trois à cinq fois. Comme on part de très bas, ce n'est pas la prospérité, mais ça explique pourquoi on voit des gens qui font la fête, des enfants souriants. Et qui ne sont pas tous faméliques...

Mais les famines, les guerres civiles, c'est une réalité.

C'est vrai, mais l'Afrique n'en a pas le monopole. Si l'on veut faire des statistiques macabres, compte tenu de la taille du continent, le nombre de massacres n'y est pas tellement supérieur à la moyenne mondiale. Ce qui est supérieur à la moyenne mondiale, c'est l'image qui est donnée de l'Afrique. Elle n'est vue que comme le lieu de la corruption, des guerres civiles, des génocides, des coups d'État militaires. Les rapports de la Banque mondiale épinglent toujours la corruption des chefs d'État africains. Mais la corruption, c'est la chose au monde la mieux partagée. On voit l'Afrique à travers une grille de lecture fortement ethnocentrique. D'ailleurs, si, au lieu de lire les économistes, on lit les anthropologues, on a une vision totalement différente.

« La famille,c'est en moyenne trois cent personnes »

Existe-t-il un " système économique " africain ?

Il y a une société africaine, dans laquelle il y a ce que nous, nous considérons comme de l'économie. Et, bien évidemment, elle est atypique, puisque la production de biens et de services est totalement insérée dans la vie sociale. Les gens ne font pas la séparation entre ce qui serait social et ce qui serait économique. Dans les banlieues africaines, où les activités salariées sont quasiment inexistantes, les gens se livrent à toutes sortes de trafics, d'échanges, de cadeaux, de contre-dons. On trouve des individus qui ont une façade officielle, qui s'intitulent par exemple menuisier-parce qu'ils ont eu une formation plus ou moins professionnelle en la matière mais qui feront tout autre chose que de la menuiserie. D'où certains malentendus lorsque des experts bien intentionnés viennent leur dire que, pour développer leur production, améliorer leur chiffre d'affaires, ils doivent rationaliser leur activité... Évidemment, ça ne marche pas, puisqu'en fait ces menuisiers n'en sont pas vraiment. Et c'est un peu la même chose pour tout.

Notre logique économique est donc à côté de la plaque?

Complètement. On a implanté en Afrique des entreprises modernes : la plupart ont fait faillite, faute de clients. Comme Bata, à Dakar, par exemple. Ça ne veut pas dire que les Sénégalais ne portent pas de chaussures, mais il y a des centaines de petits artisans qui, avec des pneus de récupération, font des chaussures faut à fait fonctionnelles à des prix défiant toute concurrence. De la même façon, les transports publics, quand ils fonctionnaient, fonctionnaient à perte. Alors, bien évidemment, la Banque mondiale a dit : "ce n'est pas rentable, il faut les privatiser". Et comme ça n'intéresse personne d'acheter une ligne de bus, il n'y a plus de transports publics. Mais il y a des camions bringuebalants, peinturlurés, dans lesquels, pour quelques centimes, on peut faire 10 ou 15 km. La logique économique occidentale a échoué, mais les besoins fondamentaux de la population sont assurés par l'économie de la débrouille. Et cette économie peut fonctionner là où la nôtre ne fonctionne pas, précisément parce qu'elle repose sur des réseaux sociaux Ça se passe en quelque sorte en famille, dans une société où la famille, c'est en moyenne trois cents personnes.

Mais les Africains n'ont-ils pas envie d'avoir des grosses bagnoles, des magnétoscopes, des portables ?

Bien sûr que si, ils en ont envie. On est malgré tout dans le village mondial, avec des images qui circulent, la publicité, et les désirs qui vont avec. Et même si l'Afrique ne peut plus matériellement représenter un marché important pour le reste du monde, il n'empêche que les multinationales ne dédaignent pas ce marché, si minime soit-il. C'est ainsi que depuis quelques années, alors qu'on a pris des mesures draconiennes, en particulier aux États-Unis, contre les trusts de fabricants de cigarettes, ces mêmes trusts ont multilié par 10 leurs ventes en Afrique . Et évidemment, aucune loi pour défendre le consommateur. Les sollicitations pour les produits pour lesquels on peut encore trouver un marché - cigarettes, alcool et, pour une petite clientèle, les voitures, les télés - sont énormes. Mais les gens qui n'en ont pas n'en souffrent pas. En tout cas, ils en souffrent beaucoup moins, me semble-t-il, que dans d'autres régions du monde.

" L'homme n'est pas un individu isolé face à l'avarice de la nature"

Dans nos banlieues, par exemple ?

Oui. Ou dans les banlieues des villes latino-américaines, où la solitude est beaucoup plus forte, où la perte du sens de la collectivité est plus grande et où, par conséquent, la nécessité de produits de consommation se fait bien plus sentir. En Afrique, on n'est jamais seul. Chaque fois que je vais dans une maison africaine, je vois toujours vingt ou trente personnes agglutinées devant un poste de télé. Et même si chaque Africain avait son téléviseur, ce qui est peu pensable, ils continueraient à se mettre à vingt ou trente autour. Parce que, regarder la télé, ce n'est pas le rapport d'un individu face à une image, c'est un cérémonial collectif. De la même façon, si chaque Africain avait son automobile, on s'entasserait quand même à sept ou huit dedans.

Est-ce qu'on peut dire quand même que l'Afrique est occidentalisée ?

Oui, largement, tout en restant très africaine. Aujourd'hui, l'occidentalisation s'appelle mondialisation. Au siècle dernier, on ouvrait le marché avec des canonnières, aujourd'hui, plus besoin de canons, le Fonds monétaire international et la Banque mondiale se chargent d'ouvrir au forceps les économies réticentes. En fait, l'occidentalisation de l'Afrique, ça veut dire d'abord la plonger dans la guerre économique mondiale. Et elle n'est pas armée pour se défendre. Une des récentes décisions de l'Union européenne, comme vous le savez, a été de décréter que le chocolat est un produit dans lequel il n'y a pas de graisse de cacao. Ce qui a pour effet de plonger l'économie de la Côte d'Ivoire, ou du Ghana, dans une situation encore plus dramatique. La conséquence, c'est que certains planteurs ont décidé d'arracher leur cacao et de planter du haschich. Il y a un bel avenir pour l'Afrique dans l'économie mondiale, mais dans l'économie occulte et criminelle. D'ailleurs, certains pays, comme la Somalie, se sont déjà lancés dans cette voie, avec l'industrie de l'enlèvement, la réception de produits à haute toxicité, la drogue, etc.

Imaginons que notre système économique s'effondre. Le " modèle " africain peut-il apporter une solution ?

Oui. D'abord aux Africains, puisqu'il a fait ses preuves sur place. Il a démontré que l'Afrique était capable de survivre, même en étant économiquement détruite et inexistante. Cette expérience peut servir à d'autres sociétés qui seraient dans une situation dramatique comparable. Les sociétés africaines, malgré toutes les destructions qu'elles subissent, ont toujours tendance à se reconstituer sur le primat du social, en partant du principe quel'homme n'est pas un individu isolé face à l'avarice de la nature, à laquelle il doit arracher ses marchandises, mais que la production de nourriture, de biens, est d'abord un problème collectif. Et non le problème d'un Robinson Crusoé abandonné tout seul sur une île,comme le prêche le capitalisme. Ça ne veut pas dire que si, demain, notre système s'effondre, nous soyons capables d'appliquer la solution africaine. Car, pour le coup c'est nous qui sommes beaucoup moins armés: il nous faudrait réinventer, retrouver le lien social et, au sein de ce lien social, produire les biens et les services dont nous aurions besoin. Peut-être serions-nous obligés de faire appel à des experts africains. Ça changerait...

"Il y a une leçon à tirer de l'Afrique"

En gros, c'est : le jour où les Africains viendront nous civiliser...

En quelque sorte. J'imagine tout à fait des éleveurs massaï venant nous expliquer que la beauté des bêtes, c'est beaucoup plus important que d'en faire des usines à lait. L'Afrique, dans la logique de la globalisation, aurait dû être rayée de la carte. Malgré tout, elle survit. A partir de là, il y a une leçon à tirer. Cela ne veut pas dire que c'est un modèle de vie ou de société, il n'y a pas que des choses formidables dans la culture africaine, et la soif de pouvoir existe chez tous les humains. Simplement, dans une situation de crise, il y a peut-être, de la part de ceux que nous avons situés au plus bas dans l'échelle du mépris, quelque chose à entendre.

Propos recueillis par Gérard Biard


1- L'Autre Afrique, entre don et marché (Albin Michel).


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Émission de 750millions de dollars US en billets arrivant à échéance en 2048, à un taux d’intérêt de 4,60pourcent

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Source:
communiqué multilingue

VANCOUVER, Colombie-Britannique, 07 juin 2018 (GLOBE NEWSWIRE) -- TELUS a annoncé aujourd’hui une émission de 750millions de dollars US de billets non garantis de premier rang d’une échéance de 30ans (les «billets»). Les billets sont émis par l’intermédiaire d’un syndicat de preneurs fermes dirigé par Merrill Lynch, Pierce, Fenner Smith Incorporated, RBC Marchés des Capitaux, TD Securities (USA) LLC et Wells Fargo Securities, LLC. La clôture de cette émission est prévue le ou vers le 12juin2018, sous réserve des conditions de clôture habituelles.

Le prix des billets a été fixé à 98,760$US par tranche de 100$US du capital, ce qui correspond à un rendement réel de 4,677pourcent par année. Les billets arriveront à échéance le 16novembre2048.

Le produit net servira à rembourser la dette en cours, notamment du papier commercial en circulation, et aux fins générales de l’entreprise.

L’émission est effectuée aux États-Unis en vertu d’un complément au prospectus accompagné d’un prospectus préalable de base simplifié de TELUS daté du 17mai2018 et déposé auprès de la Securities and Exchange Commission dans le cadre d’une déclaration d’enregistrement en attente sur formulaireF-10. Les billets ne sont pas offerts au Canada ou aux résidents du Canada. Ce communiqué ne constitue pas une offre de vente ni la sollicitation d’une offre d’achat de valeurs mobilières dans un territoire quelconque. Les valeurs mobilières offertes n’ont pas été approuvées ou désapprouvées par une autorité de réglementation des valeurs mobilières du Canada ou des États-Unis, et aucune autorité ne s’est prononcée sur l’exactitude ou le bien-fondé du prospectus préalable de base simplifié ou du complément au prospectus.

Des exemplaires du prospectus préalable de base simplifié et du complément au prospectus relatifs à l’émission des billets déposés auprès des autorités de réglementation des valeurs mobilières de la Colombie-Britannique, du Canada et des États-Unis peuvent être obtenus auprès de la chef des services juridiques de TELUS, au 510 W. Georgia St., 23 e étage, Vancouver (Colombie-Britannique), V6B0M3 (téléphone: 604-695-6420). Des exemplaires de ces documents sont aussi disponibles en version électronique, selon le cas, dans le Système électronique de données, d’analyse et de recherche des Autorités canadiennes en valeurs mobilières (SEDAR) à Chaussures à bout rond beiges Casual femme LcfIxQkkqK
et dans le système Electronic Data Gathering, Analysis, and Retrieval, administré par la US Securities and Exchange Commission (EDGAR), à www.sec.gov .

Verbal sur la tentative d’évasion de François Rosay Au moment de son incarcération préventive à la prison de l’Evêché, tout prévenu est fouillé par le geôlier qui établit un inventaire des effets personnels et qui l’inscrit méticuleusement au registre d’écrou (identité, circonstances de la capture). Ces mesures préventives n’empêchent pas Rosay de briser à trois reprises les fers qui le contraignent en prison, forfaits qui s’ajoutent aux 33 délits dont il est chargé par le procureur général.

Verbal sur la tentative d’évasion de François Rosay

AEG, P.C. 1 re série 15313 («vols, violences, assassinats»), 2 avril 1787, folio 354

Témoignage («déposition») sur la réputation délinquante de l’accusé fourni par Pierre François Chatillon, notaire, originaire de Lugrin (Savoie) Sur les lieux du crime ou à la suite d’une assignation, le magistrat instructeur prend la «déposition» des témoins qui renseignent aussi bien sur les circonstances du délit que sur l’identité des prévenus. Alors que Rosay ment sur son identité et sur son origine, les magistrats sollicitent des renseignements des autorités du Chablais et recueillent une cinquantaine de témoignages. Fortement à charge contre le prévenu, celui du notaire de Lugrin, village dont le prévenu est originaire, reconstruit la biographie délinquante d’un jeune homme incorrigible.

Témoignage («déposition») sur la réputation délinquante de l’accusé fourni par Pierre François Chatillon, notaire, originaire de Lugrin (Savoie)

AEG, P.C. 1 re série 15313 («vols, violences, assassinats»), 20 février 1787, folio 199

Interrogatoire («réponses personnelles») de François Rosay mené par l’ancien syndic Jean-François Thellusson Le droit d’emprisonner un prévenu est codifié dès 1568. Une fois l’accusé emprisonné, l’auditeur dispose de 24 heures pour prendre les réponses personnelles du suspect et les soumettre au Petit Conseil. Au cours de sa longue détention préventive, Rosay est régulièrement interrogé par l’auditeur. Dans tous les délits graves, l’accusé subit des interrogatoires supplémentaires menés par un membre du Petit Conseil.

Interrogatoire («réponses personnelles») de François Rosay mené par l’ancien syndic Jean-François Thellusson

AEG, P.C. 1 re série 15313 («vols, violences, assassinats»), 1er avril 1787, folio 359

Evénement

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Événement

Côté chaire, côté rue. La Réforme à Genève, 1517-1617

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- Esempi di repressione quotidiana

L’altra notte la PAF ha gonfiato di bo ... tte un ragazzo che pregava di non essere rimpatriato in Italia. La polizia respinge sempre più frequentemente anche i minori, spesso ingannandoli sulla destinazione finale del viaggio in furgone, che inesorabilmente li riporta in Italia. Gendarmi e polizia pattugliano i sentieri in quad, in bicicletta e a piedi,spesso minacciando di sparare a chi cerca di passare questo confine senza avere la pelle e i documenti richiesti. Intanto, i terreni da golf stanno riaprendo i battenti. Torna il turismo tra queste montagne. D’inverno, questi sentieri calpestati di notte dai “migranti” sono piste attraversate da migliaia di sciatori, meta turistica per ricchi. D’estate, si trasformano in campi da golf, pare- di proprietà della Lavazza. Campi dal terreno iper curato, il “golf transfrontaliero”, come anche viene chiamato. “... 18 buche a cavallo su due paesi!” dice il sito. Campi accessibili solo per chi ha le possibilità di pagare. Anche la frontiera è stata privatizzata. Se la spartiscono polizie varie e multinazionali.

- Primo episodio

Camminare nei boschi tra Claviere e Monginevro è pericoloso: rischi di incontrare brutti ceffi sul cammino, come un gendarme in bicicletta che ti sbarra la strada. Poco tempo fa tre amic* che passeggiavano tra queste montagne militarizzate sono stat* fermat* e sono stati chiesti loro i documenti. Una di loro non li aveva. Il gendarme a sella della sua bici ha chiamato rinforzi e i tre amic* sono stat* caricat* su una camionetta e portati alla PAF (polizia di frontiera) per accertamenti. Dapprima le guardie hanno provato a mettere pressione dicendo che il loro intervento era dovuto ad una segnalazione: qualcuno li avrebbe visti marcare i sentieri con una bomboletta spray. Una volta arrivati in centrale sono stati perquisiti, ma nulla è stato trovato nei loro zaini. I tre amic* sono stat* rilasciat* con una convocazione alla PAF per un’audizione libera, perché sospetti “di aiuto all’ingresso e al soggiorno di persona straniera”. Anche questo fermo rientrerebbe nel quadro di un’indagine più ampia, aperta per favoreggiamento all’immigrazione clandestina, a cui sembra che il simpatico procuratore di Gap sia particolarmente affezionato. E’ palese che la volontà del procuratore e della polizia di frontiera sia quella di mettere pressione. Intanto chi cerca di passare continua a perdersi in montagna passando ore tra i boschi per scappare dalle varie polizie; almeno in tre, tra queste montagne sono già morti.

- Secondo episodio

Una macchina con a bordo tre ragazz* viene fermata a qualche centinaio di metri dalla frontiera da un ragazzino malconcio, che si dichiara molto malato e che necessita di andare in ospedale. Chiede di essere portato alla PAF per farsi prendere in carico dal sistema francese, in quanto minorenne non accompagnato e in gravi condizioni di salute (la legge francese infatti prevede la presa in carico da parte dello stato di qualsiasi minorenne non accompagnato presente sul territorio). Le sue condizioni fisiche sono visibilmente critiche: il ragazzo fa fatica a parlare e perfino a sedersi. Afferma di non essere stato curato dai centri di accoglienza italiana. I tre ragazz* gli danno un passaggio e dicono alla PAF che il ragazzino deve andare in ospedale e che è minorenne. I poliziotti di frontiera fanno scendere il ragazzo e lo portano dentro. Poi, uno a uno, i tre ragazz* vengono interrogat* sui fatti. Gli viene proposta la scelta fra un “audition libre” (audizione libera), o la garde-à-vue (fermo) per favoreggiamento all’immigrazione clandestina. Di fatto i tre sono trattenut* per tre ore e mezza, interrogat*, mess* sotto pressione. Vengono rilasciat* con un appuntamento orale per l’indomani. Pare che sia stato il procuratore di Gap a voler procedere con l’inchiesta. Intanto il ragazzino malato viene interrogato, poi gli viene detto che lo porteranno all’ospedale di Briançon. Gli hanno fatto firmare un foglio che nemmeno ha potuto leggere. Poi lo caricano su un furgone, insieme ad altri due minorenni. Credono tutti di andare a Briançon, invece si ritrovano buttati per strada all’inizio di Clavière, alla frontiera italiana. Il ragazzino malato ci riprova. Ferma un’altra macchina, si fa dare un passaggio. Questa volta l’autista ha competenze mediche e può confermare che ha seriamente bisogno di cure all’ospedale. Nuovamente, invece, viene respinto alla frontiera. Questa volta sembra sia stata la prefetta della regione in persona, mobilitata per il caso, a volerlo respingere. Qualcun* lo porta in ospedale in Italia. Solerti medici chiamano immediatamente le forze di polizia. I carabinieri italiani, per prima cosa, lo sottopongono ad un esame osseo per verificare che sia minorenne. E poi lo foto-segnalano. Il ragazzino viene portato in un centro per minori in bassa Val di Susa e da lì l’indomani sarà ricoverato in un ospedale torinese.

-Terzo episodio

Nessun* dei sei fermat* si presenta alla convocazione per farsi interrogare dalla PAF. Non avevano nessuna intenzione di presentarsi volontariamente ad un appuntamento non obbligatorio e che si prevedeva poco galante con la polizia, per farsi riempire di domande e potenzialmente trattenere in garde-à-vue accusati di favoreggiamento. La polizia di frontiera chiama i telefoni privati di alcun* dei convocati. Viene detto loro che se non si presenteranno a breve finiranno nella lista dei ricercati. In pratica, li minacciano di andare a prenderli con la forza. Qualche giorno dopo, la polizia si presenta a casa di un paio dei tre amici e chiamano al lavoro uno di loro. Hanno evidentemente molta voglia di parlargli. Per ora non trovano nessuno. Procuratore e prefetta ci hanno preso così in simpatia da voler passare sempre più spesso tempo con noi. È pare che abbiano pure un dossier che arriscono sempre più con foto di famiglia. La repressione verso chi di passaggio e verso i solidali continua. Ma nemmeno la solidarietà si arresta. Delle vostre convocazioni non ce ne facciamo niente.

COMPTE-RENDU DE LA FRONTIERE DE MONGENEVRE ENTRE CONVOCATION A LA PAF ET REFOULEMENTS

- Exemples de répression quotidienne

L’autre nuit, la PAF a tabassé un garçon qui implorait de ne pas etre rapatrié en Italie. La police refoule aussi toujours plus fréquemment les mineurEs, souvent en leur mentant sur la destination finale du trajet en camionette, qui les déporte inexorablement en Italie. Gendarmes et policièrEs patrouillent sur les chemins avec des quads, en vélo et à pied, menaçant souvent de tirer sur celleux qui cherchent à traverser cette frontiere sans avoir la couleur de peau et les documents requis. En parallèle, le terrain de golf est à nouveau ouvert. Le tourisme est de retour dans ces montagnes. Pendant l’hivers, ces sentiers qui sont fréquentés de nuit par les “migrantEs” sont des pistes utilisées par des milliers de skieusEs ainsi qu’une destination touristique pour les riches. En été, ils se transforment en terrain de golf, à ce qu’il parait propriété de Lavazza. La pelouse du terrain est bien entretenue, le “golf transformatalier”, “18 trous à cheval sur deux pays!” comme illes l’appellent aussi. Ce terrain n’est accessible qu’à celleux qui peuvent payer. La frontière aussi a été privatisée. Elle est rèpartie entre les forces de l’ordre et les multinationales.

- Premier épisode

Marcher dans les bois entre Claviere et Montgenèvre est dangereux: on risque d’y rencontrer des personnes mal intentionnées sur les chemins, comme un gendarme à vélo qui te barre la route. Il y a peu, trois amiEs qui se promenaient dans cette montagne militarisée ont été interpelléEs pour un contrôle d’identité. L’une d’elleux n’avait pas de documents sur elle. Le gendarme à bicyclette a appelé des renforts et les trois amiEs ont été embarquéEs dans la camionnette qui les a emmenéEs à la PAF (police aux frontières) pour vèrification. D’abord, les flics ont essayés de leur mettre la pression en disant que leur intervention faisait suite à une dénonciation: quelqu’un aurait vu nos trois amiEs marquer les chemins à l’aide d’une bombe de peinture. Une fois arrivés au poste, illes ont étè fouilléEs, mais rien n’a été trouvé, ni sur elleux, ni dans les sacs à dos. ToutEs trois ont été relachéEs avec une convocation à la PAF en audition libre pour “suspicion d’aide à l’entrée et au séjour de personne étrangère”.

Cette arrestation rentrerait dans le cadre d’une enquete plus large, ouverte pour aide à l’immigration clandestine, chef d’accusation auquel il semble que le sympathique procureur de Gap soit particulièrememt attaché. Il est évident que la volonté du procureur et de la police des frontières est de mettre un coup de pression. Pendant ce temps là, celleux qui cherchent à traverser continuent de se perdre en montagne, en passant des heures dans le bois pour échapper aux forces de la police. Au moins trois d’entre elleux sont déjà mort.

– Deuxième épisode

Une voiture avec trois personnes à son bord est arrétèe à quelques centaines de mètres de la frontière par un jeune fort mal en point, qui se dèclare trés malade et a besoin d’aller à l’hopital. Il demande a etre amené à la PAF pour être pris en charge par le système français, en tant que mineur non accompagné et en trés mauvais état de santé (la loi française prévoit en effet la prise en charge par l’Etat de n’importe quelle personne présente sur le territoire qui se déclare mineur non accompagné). Sa condition physique est visiblement critique. Le jeune homme peine à parler et meme à s’asseoir. Il affirme ne pas avoir été soigné dans le centre d’accueil italien. Les trois personnes l’emmènent à la PAF où elles disent que le jeune homme doit aller à l’hopital et qu’il est mineur. Les policiers le font descendre et entrer. Puis, une par une, les trois personnes sont interrogéEs, après qu’on leur ait donné le choix entre une “audition libre” immédiate et une garde-à-vue, pour aide à l’immigration clandestine. De fait, tout trois sont retenuEs trois heures et demi durant: interrogatoire et coups de pression. Ils repartent avec un rendez-vous pour le lendemain, donné à l’oral. Il semble que le procureur de Gap ait voulu ouvrir une enquète. Pendant ce temps-là, le jeune malade est plus ou moins interrogé, puis on lui dit qu’il sera amené à l’hopital de Briançon. Il lui font signer un papier qu’il n’a même pas pu lire. Puis il le font monter dans une camionette, avec deux autres mineurs. Ils croient tous qu’ils vont à Briançon, au lieu de quoi ils sont deposés sur la route, à l’entrée de Clavière, à la frontière italienne. La personne malade ré-essaie. Elle arrête una autre voiture, qui l’emmène à nouveau. Cette fois-ci, le conducteur a des compétences medicales et peut confirmer qu’il a sérieusement besoin d’être hospitalisé. Au lieu de ça, de nouveau il est refoulé à la frontière. Cetre fois-ci, il semble que c’est la prefète de la région en personne, contactée pour l’occasion, qui prend la décision de le refouler. Quelqu’unE l’amène à l’hôpital en Italie. Des medecins zélés appellent immédiatement les flics. Les carabinieri italiens le soumettent en premier lieu à un examen osseux, pour vérifier qu’il est bien mineur. Ils l’embarquent ensuite pour un contrôle d’identité. Fichage, photos, etc. Puis, le jeune est amené dans un centre pour mineur en basse vallée de Suse, et il est hospitalisé le lendemain à Turin.

Troisième épisode

AucunE des six arrêtéEs ne s’est presenté à la convocation pour interrogatoire à la PAF. Illes n’avaient aucune intention de se présenter volontairement à un rendez-vous non obligatoire et potentiellement pas folichon avec la police, pour se faire assomer de questions et éventuellement retenir en GAV pour aide à l’immigration clandestine.

La PAF apelle sur les téléphones privés de certainEs des convoquéEs. Il leur est indiqué que s’illes ne se présentent pas rapidement illes finiront sur la liste des personnes recherchéEs. En pratique, illes les menacent de venir les chercher de force. Ce sont le procureur et la préfète qui souhaitent poursuivre les enquête et cet absurde théâtre répressif.

Quelques jours plus tard, la police se présente chez deux des trois amiEs et apellent l’un d’elleux au travail. Illes ont à l’evidence très envie de leur parler. Illes n’ont trouvé personne. Nous ne savons pas comment continuera l’histoire.

Le procureur et la préfète nous ont tellement pris en sympathie qu’ils souhaitent passer toujours plus de temps en notre compagnie. Et il semble qu’illes aient un dossier qu’illes enrichissent toujours plus, avec des photos de famille.

La répression envers celleux qui sont de passage et envers les soldaires continue. Mais la solidarité aussi. Des vos convocs, on en fera rien.

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LA RABBIA NON SI ARRESTA Sulla tre giorni PASSAMONTAGNA e altro

Con il Campeggio Itinerante Passamontagna per tre giornate abbiamo camminato su strade e sentier ... i di queste montagne di frontiera. Le abbiamo attraversate in corteo, tra canti, musica e cori. Abbiamo discusso e fatto assemblee, dibattiti sul dispositivo frontiera, sul sistema dell’accoglienza, sulla mercificazione e lo sfruttamento dei flussi migratori messo in atto dagli Stati. Abbiamo attraversato quella linea immaginaria chiamata frontiera per ribadire che non la riconosciamo. Non abbiamo chiesto i documenti a nessuno. Contro ogni sistema che divide, categorizza e seleziona, contro il dispositivo repressivo che parte dai paesi di origine che gli stati occidentali ancora colonizzano e sfruttano, dai centri di accoglienza, dai CPR, dalle retate nelle città fino ad arrivare a queste frontiere fatte di divise, gendarmi e militari. Passando dai paesi della Val Clarée interventi, musica, cori, qualche scritta per terra, manifesti anitfascisti attacchinati . Non abbiamo dimenticato i responsabili delle tre morti in frontiera dell’ultimo mese, né i delatori di Generazione Identitaria che si divertono a denunciare i migranti di passaggio. Non abbiamo scordato il braccio operativo di questa frontiera, gli uomini in divisa che ogni giorno perseguitano chi è senza un documento, meno degno anche di una qualsiasi merce che ogni giorno circola da un lato all’ altro del confine. Nel mentre il governo italiano, con il suo ministro dell’Interno in verde, si diverte a fare politica sulla pelle dei migranti, chiudendo tutti i porti e bloccando le navi di chi fugge cercando un’altra vita. Questo gioco politico ci fa schifo. In questa tre giorni siamo TUTT* arrivati a Briançon. Governi e potenti chiudono le frontiere ; noi con le nostre pratiche le abbiamo aperte e continueremo a farlo. La tre giorni è passata. E il dispositivo repressivo frontaliero continua nella sua opera di selezione che è da tempo diventata assassina. Un ragazzo è stato pestato alla PAF (polizia di frontiera francese) l’altra notte, dopo essere stato preso dalla polizia mentre cercava di arrivare in Francia. L’hanno pestato perchè non accettava il respingimento in Italia, né di firmare i fogli di « réfus d’entrée ». Nelle ultime settimane sempre più spesso chi cerca di passare il confine si ritrova minacciato dalle armi dei gendarmi e dei militari, che intimano di aprire il fuoco su chi non accetta le intimidazioni. Negli ultimi giorni numerosi minori sono stati respinti, nonostante anche le loro leggi dicano il contrario. Ieri un ragazzo di diciassette anni, molto malato, ha tentato per due volte di arrivare alla PAF per farsi portare all’ospedale. Voleva essere preso in carico dal sistema francese dopo mesi di malattia non curata nei centri di accoglienza in Italia. Faceva fatica a reggersi in piedi. Gli hanno detto che l’avrebbero portato in ospedale subito. Invece ingannandolo, gli hanno fatto firmare un foglio dal contenuto sconosciuto, prima di riportato in Italia. La nostra rabbia non si placa, anzi, aumenta. La militarizzazione continua a uccidere. I neo-fascisti non se ne sono ancora andati. Non lasceremo queste valli in mano a una militarizzazione che continua a uccidere, a gruppi fascisti che tentano di insinuarsi in questi territori. Resteremo su queste montagne, le attraverseremo e continueremo a lottare perché delle frontiere non restino che macerie.

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La miglior risposta alla militarizzazione di strade e sentieri, alla fascistizzazione, alla repressione e alla chiusura dei porti italiani, per chi è in cerca ... di un futuro migliore, è la LOTTA! Per tre giorni, abbiamo camminato e bucato quel confine immaginario.. Tutte e tutti insieme!

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